Et chaque début recèle une magie
Qui nous protège et nous aide, à vivre.
(traduit de Stufen, de Hermann Hesse, 1941)

Kurt Roth-Fauchère

Je m’en vais… loin des profonds canyons urbains de mes idées bétonnées… je pars toujours plus loin dans la campagne… les chemins s’évanouissent… la campagne s’évanouit…

Peut-être que c’est ici aussi que commence ton chemin, loin de tes canyons urbains.

L’introduction te donne un aperçu du chemin ici et du contenu de cette page. Elle met surtout en lumière certains aspects de la pratique de la méditation et t’informe des difficultés que tu pourrais rencontrer.

exercices

1 — assis détendu
Je guide lentement mon attention à travers mon corps, en relâchant les tensions qui se montrent, et je perçois de manière de plus en plus profonde et subtile ce qui est en moi en ce moment. — 31 mars 2026
2 — la flamme de la bougie

Tu devrais faire cet exercice dans une pièce plongée dans la pénombre. Une bougie blanche est posée sur le sol à environ un mètre de toi et brûle d’une flamme tranquille. Il n’y a aucun objet clair, et encore moins réfléchissant, à proximité de la bougie. Pendant l’exercice, tu garderas longuement le regard focalisé sur la flamme. Si les yeux commencent à te brûler, cligne tout à fait normalement, mais sans changer de regard.

Je focalise mon attention sur la flamme d’une bougie. Les autres pensées passent à l’arrière-plan. Je ferme les yeux, l’image disparaît lentement. Que reste-t-il ? — 12 août 2026
3 — souffle
Comme déjà avec la flamme de la bougie, je focalise mon attention – maintenant sur quelque chose d’intérieur, le souffle –, et j’y reviens encore et encore, avec équanimité, de tout ce qui m’emporte. — 9 août 2026

narrations

désert – océan

Nous vivions dans le désert, nous ne connaissions que notre terre, avec son sable sec et ses pierres rugueuses, ses buissons desséchés battus par le vent et, oui, le vent, cette tempête qui soulève le sable, nous prive sans cesse de visibilité et nous oblige à fermer les yeux.

mon tonneau de choucroute

Vêtu de vêtements épais, chaussé de grosses chaussures, un grand tonneau de choucroute sur le dos, il se dirige d’un pas lourd vers la plage. Il veut se rendre sur une île au loin, qu’on ne voit pas d’ici. Il veut apprendre à nager, car il a entendu dire que c’était le moyen d’atteindre l’île.